Fourmis grillées, coq au vin et pisco sour

Faute d’avoir trouvé un projet intéressant, nous changeons notre plan initial de faire un second volontariat, et décidons d’occuper les semaines avant le tour organisé par Fabian (birdtrotter.wordpress.com) en séjournant à trois endroits : Moyobamba, Tarapoto et Lobitos. À chaque fois, nous trouvons un logement bon marché, et nous gravitons autour grâce aux transports publics et aux moto-taxis.

Avant tout ça, afin de couper le long trajet entre Lima et Moyobamba, nous nous arrêtons deux jours à proximité de Chiclayo, dans un tout petit village au milieu du désert. Malgré une « petite indisposition » de Nina (à noter : manger du poulet à un stand miteux d’une gare routière n’est pas recommandé…), nous profitons de la tranquillité de l’endroit et de ses nombreux oiseaux, notamment les Peruvian Plantcutters (qui peuvent être entendus depuis la chambre 😉).

Nous reprenons ensuite le bus de nuit pour Moyobamba, où nous avions loué une chambre en bordure de la ville via Airbnb. Par chance, nous profitons finalement tout seuls de l’immense maison et de son magnifique jardin. En plus des nombreuses choses à faire dans les alentours, Moyobamba est une ville agréable, tranquille et sûre.

Durant la semaine que nous y passons, nous faisons de nombreuses randonnées. Nous gravissons entre autres le Morro de Calzada, offrant une vue sur la région.

Nous « découvrons » aussi un petit sentier magnifique un peu par hasard grâce à l’application « Maps.me ». Après l’effort, le réconfort, nous allons reposer nos muscles aux bains chauds de Moyobamba (à noter : premier endroit du voyage où il n’y a pas de prix « touristes » et tout le monde paie le même prix d’entrée).

Cette ville à définitivement beaucoup à offrir, dont la spécialité locale : les fourmis grillées, avec l’odeur ET le goût (suspecté 😉) de guano de chauve-souris. Cette région semble pourtant plutôt boudée par les touristes.

Même si nous nous plaisons vraiment bien à Moyobamba, nous décidons de quand même prendre un bus pour Tarapoto. Après un (heureusement) court trajet de bus aux senteurs « toilettaires» (pardonnez le néologisme, mais c’est plus élégant comme ça), nous arrivons à Tarapoto. Nous logeons dans un petit hôtel à l’extérieur de la ville, afin d’éviter les nuisances sonores. L’idée était bonne, mais c’était sans compter Michel* (*nom fictif afin de garantir son anonymat), un coq qui, en plus d’être extrêmement matinal (même pour des ornithologues), chante complétement faux. Après avoir réfléchit à différentes recettes pour cuisiner ledit gallinacé, nous décidons d’épargner la pauvre bête et d’accepter la situation. Nous profitons donc quand même de notre séjour, et nous réussissons à atteindre tous les endroits que nous voulions, même reculés, en transports publics. Nous nous baladons notamment le long de la route de la Cordillera Escualera, au milieu de montagnes vertigineuses, où des cascades se jettent dans un coussin d’arbres tropicaux.

Finalement, nous effectuons un long trajet jusqu’à Lobitos, petit village au bord de l’océan. Le terme « village » est presque un abus de langage, étant donné le peu de vie qu’il y a sur place. À par quelques hôtels peuplés exclusivement par des surfeurs, aucune maison n’a l’air vraiment habitée, et certaines sont même complétement laissées à l’abondons. Malgré tout, nous trouvons ce que nous sommes venus cherchés : une plage magnifique et presque vide, du calme, une ambiance de vacances et des nombreux oiseaux marins pour agrémenter le tout.

Et point commun avec notre escale proche de Chiclayo, des Peruvian Plancutters sont présents dans les buissons sous la fenêtre de notre chambre. Nous pouvons contempler le spectacle des Mouettes de Franklin qui migrent par vagues impressionnantes ; Durant les deux plus grosse journées de passage ce n’est pas moins de 100’000 oiseaux qui ont défilé le long de la côte.

En fin de journée, assis sur la terrasse avec une vue sur l’océan, nous sirotons un verre de « Pisco sour » et nous nous disons que la vie pourrait être bien pire ! 😊  

D’un côté à l’autre des Andes

Arrivé à nouveau à Lima, aussitôt en possession d’une voiture, nous fuyons la capitale et sa circulation en direction du Nord, pour aller dormir dans un petit village de bord de mer bien plus tranquille. Le lendemain matin, nous nous rendons au Lomas de Lachay, milieu très particulier, où le brouillard côtier permet à la végétation de se développer, malgré le peu de pluie et le sol sableux. Ces prairies brumeuses sont peuplées de nombreux oiseaux.

Nous reprenons la route en direction d’Oyón, en faisant quelques haltes, pour acheter des fruits et nous dégourdir un peu les jambes.

Nous arrivons en fin de journée à Oyón, petite ville minière de montagne plutôt quelconque, mais qui nous apporte un repos bienvenu, malgré l’altitude (3’600m). Nous montons encore plus haut le lendemain, à plus de 4’000 mètres, pour aller nous balader au bord d’un lac entouré d’une très belle forêt de Polylepis. Nous finissons notre petit tour par une sympathique surprise: un White-cheeked Cotinga, espèce endémique assez rare.

Nous prenons ensuite la route en direction d’Ambo: une piste avec un col à plus de 4’700 mètres. Avant même de commencer l’ascension, le ton est donné : nous sommes bloqués par des travaux. Et le scénario se répète à de (très) nombreuses reprises : un ouvrier avec un panneau « PARE », une attente qui se prolonge, les voitures d’en face qui arrivent, puis c’est finalement à notre tour de passer. Après une première série de travaux, nous nous croyons en dehors de la gonfle, mais que nenni ! Le pire est à venir. Des petites attentes de quelques minutes, nous passons à des attentes de plus de 30 min, puis à plus d’une heure. Les bruits d’explosifs nous font comprendre la cause de notre attente : ils font sautés des pans entiers de parois, qui viennent s’écraser sur la route. Il faut alors tout déblayer, et ça prend beaucoup de temps. D’autant plus quand l’efficacité n’est pas optimale (forcément, du point de vue de ceux qui attendent, elle ne l’est jamais). Heureusement, nous avons les magnifiques paysages et les fruits pour nous faire garder notre calme et notre patience. De la patience, nous en avons besoin, puisqu’il nous faudra au total 6 heures pour réaliser les 60 kilomètres… C’est donc de nuit que nous arrivons à la prochaine ville où il est possible de trouver un hôtel pour enfin dormir.

En route vers Huánuco, nous faisons une brève escale dans les milieux arides à proximité d’Ambo pour chercher le Rufous-backed Inca-finch.

Nous restons trois nuits de plus dans la région (à proximité du « Carpish tunnel »), très peu touristique mais qui a beaucoup de trésors naturels à offrir. Nous nous baladons ainsi dans les magnifiques cloud forests de l’autre côté du tunnel, notamment le long du Paty trail. De « notre » côté du tunnel, nous profitons des non-moins magnifiques forêts de montagnes (elfin forests), où lichens et mousses sont rois, même si nous ne réussissons pas à accéder au fameux Bosque Unchog à cause des pluies torrentielles des derniers jours.

Après ce court séjour, nous repartons en direction de Lima, en faisant halte au fameux lac Junín.

Nous traversons ensuite le Col Ticlio, qui culmine à 4’818 mètres d’altitude.

Sur la descente, nous faisons le détour par le marais de Marcopomacocha, où nous voyons le fameux Diademed Sandpiper-plover, limicole mythique vivant en générale en dessus de 4’000 mètres, ainsi que l’Olivaceous Thornbill. Nous continuons un bout dans ces paysages époustouflants, peuplés uniquement par des adorables Alpagas et Lamas !

La dernière étape de notre voyage nous emmène sur une route digne de « Les Routes de l’Impossible », dans la Vallée de Santa Eulalia. Malgré le vertige, nous nous baladons dans ces milieux buissonnants à la recherche notamment du rarissime Rufous-breasted Warbling-finch. A peine sorti de la voiture, et hop, le voilà dans les jumelles!

On arrive ensuite finalement à Lima, où l’on décide de passer quelques jours à la Punta, dans une ambiance balnéaire qui est idéale pour nous reposer de toutes ces aventures ! 😊

Autour de Cuzco, pérégrinations à la montagne

Voilà avec une bonne semaine de retard le récit de nos aventures dans les environs de Cuzco…

En arrivant à Cuzco, nous sommes tout de suite enchantés de sentir le frais de la montagne, après avoir passé un mois à suffoquer en plaine. Nous louons une voiture, qui nous permettra d’aller explorer la région pendant quelques jours. Nous commençons notre voyage par deux nuits à Mollepata, point de départ de nombreuses randonnées. Les paysages sont grandioses, la végétation magnifique malgré le sec qui caractérise ces milieux, et les oiseaux nombreux (dont plusieurs espèces endémiques) et bien plus faciles à observer qu’en forêt amazonienne !

En route, nous faisons une brève escale pour découvrir les superbes salines de Maras.

La prochaine étape de notre périple nous mène encore plus haut en altitude, à plus de 4’000 m d’altitude, à Abra Málaga. Nous commençons à l’aube notre marche, dans une ambiance brumeuse qui n’enlève rien à la beauté de l’endroit. La forêt de Polylepis que nous traversons est splendide, et même si à cette altitude les oiseaux se font plus rares, nous observons plusieurs espèces spécialistes de ces milieux si particuliers… même si l’espèce la plus désirée manquera à l’appelle: le Royal Cinclodes. Nous continuons notre descente dans ces paysages dignes du Seigneur des Anneaux, jusqu’à rejoindre la route d’où nous faisons du stop pour remonter (pas fous ! 😉 )

Nous continuons notre route en direction de Santa Teresa, et faisons halte dans un petit hôtel entourée de plantations ombragées de cafés (manière de cultiver le café en laissant des arbres pour faire de l’ombre, ce qui a également pour avantage d’offrir un milieux attrayant pour de nombreuses espèces.) Le matin nous allons donc nous promener dans ces cultures, où nous rencontrons, en plus de nombreux oiseaux, d’étonnants insectes et autres bébêtes.

En continuons la route à travers les cultures, nous découvrons un super sentier au milieu de la Cloudforest (forêt de nuage). Un de nos milieux préférés, tant pour la luxuriance de la végétation, que pour les espèces qui le peuplent. Heureux de cette découverte, nous décidons de reparcourir ce sentier sur le chemin du retour, ce que nous ne manquerons pas de faire ! En plus, ce site semble abriter une bonne quantité de Crested Quetzal (une espèce normalement plutôt rare et peu nombreuse), ainsi que quelques endémique comme la Red-and-white Antpitta ou l’Inca Flycatcher.

Nous arrivons finalement à Santa Theresa, qui est en quelques sortes notre destination finale avant de repartir sur Cuzco, puisque c’est depuis là que nous pouvons rejoindre le fameux Machu Picchu. L’idée était d’éviter le très touristique et très onéreux train qui représente la voie « standard » d’atteindre les ruines. Nous empruntons donc le chemin qui suit les rails d’un autre train, jusqu’à un petit hôtel situé sur notre route. Le lendemain, nous entreprenons la partie difficile : l’ascension jusqu’au Machu Picchu. Les interminables escaliers sont pénibles, mais on y va tranquillement, tout en profitant de la nature qui nous entoure. C’est là d’ailleurs un point fort de cette solution de radin, les deux jours de marches (faisables en un jour si on est pressé et sportif), valent en eux-mêmes la peine, grâce à la beauté de la cloudforest alentour. Néanmoins, même si cette solution est moins populaire, n’espérez pas être seul dans votre périple, ça reste une des voies d’entrée à un des sites touristiques le plus connus au monde… Nous arrivons finalement au fameux site archéologique, et, même si la « magie » de l’endroit et peut-être un peu atténuée par l’énorme quantité de touristes, ça reste impressionnant, et nous ne regrettons pas notre rude ascension !

Après avoir fait toute la marche dans l’autre sens, nous retrouvons notre voiture, et entamons la retour vers Cuzco. Nous nous arrêtons à nouveaux sur « notre » sentier, comme prévu. Nous faisons aussi plusieurs haltes dans les Elfin forest (Forêt des Elfes) avant le col d’Abra Málaga.

Le jour suivant nous visitons les environs de la lagune de Huacarpay, où nous avons la chance d’observer le fameux Bearded Mountaineer, ainsi que quelques limicoles Nord-américains en escale.

Nous arrivons finalement à Cuzco, nous rendons la voiture. Nous passons une nuit sur place pour avoir le temps de visiter un peu la ville, très jolie, notamment son grand marché couvert où nous dégustons de délicieux jus de fruits !

Nous sommes actuellement dans le bus pour Lima, un long trajet de 22h. De là, nous repartirons pour 10 jours de voyages.

Fin de notre séjour en Amazonie

Quelques changements de plans plus tard (apparemment monnaie courante par ici), nous voilà parti pour une expédition de deux jours au Lago Valencia, à plus de 3h de bateau de la Guides Field Station. Nous accompagnons ainsi Noe et un groupe de trois ornithologues péruviens. Le trajet est long mais plusieurs limicoles en escale venues des toundras Nord-américaines (quelques Bécasseaux tachetés et roussets, ainsi qu’un Bécasseau de Bonaparte ou plus inhabituel pour l’endroit un Phalarope de Wilson) viennent nous distraire. Ensuite le petit canal permettant de rejoindre le lac est particulièrement technique : remonter le courant, éviter les nombreuses branches, le tout avec peu de fond, un vrai challenge. Heureusement, Vicente, le conducteur, sait ce qu’il fait, et nous pouvons profiter en toute quiétude des nombreux papillons qui peuplent les rives du canal.

Nous arrivons au milieu de l’après-midi à notre campement au bord du lac. Ce dernier assez sommaire est constitué d’une petite cuisine, de toilettes, et d’un couvert sous lequel nous installons nos tentes. Heureusement, indispensable au milieu de la jungle, nous sommes soulagés de découvrir un écran plasma dernier cris qui nous permettra plus tard de regarder la demi-finale de boxe féminine avec nos hôtes 😉. Deuxième surprise, mais qui cette fois nous ravis réellement et sans sarcasmes, un des petits villages au bord du lac abrite un magasin qui vend des bières. Après avoir profité d’un beau coucher de soleil suivit d’un magnifique lever de la pleine lune depuis le bateau, nous nous rendons sans attendre dans le dit village pour faire le plein de « Cervezas ». Nous passons une soirée agréable avec l’équipe, et, raisonnables, nous allons nous coucher pour être en forme pour la marche qui nous attend le lendemain.

Nous partons à l’aube pour une marche de 4 km à travers différents milieux, où nous profitons des nombreux oiseaux et insectes qu’abrite cette forêt. Nous arrivons autour des midis au bateau qui nous attendait à la fin de la marche. Nous sommes épuisés, beaucoup trouvent le sommeil sur le trajet du retour, mais heureusement les plus motivés ont gardés les yeux bien ouverts, ce qui a permis encore quelques belles surprises, comme l’observation d’un petit groupe de Batramies des champs. Une espèce nouvelle (lifer) pour tous les occupants du bateau !

Quelques jours plus tard, avec encore quelques changements dans le programme, nous partons pour la deuxième session de baguage à Gamitana. Ce lieu est une ferme appartenant à l’association, avec majoritairement des arbres fruitiers. Nous y restons quatre nuits, Noe, deux allemandes (volontaires de courte durée), et nous. Le chaud, l’humidité, les TONNES de sandflies (horribles petites mouches particulièrement voraces), et le manque de confort rendent le séjour assez fatiguant. Heureusement, Felizidad, une des employées de la ferme, nous prépare de bons petits plats et des jus de fruit pour prendre des forces. Malgré les petits désagréments, nous sommes toujours aussi fascinés par la possibilité de voir ces oiseaux de si près, en particuliers les colibris, très fréquemment attrapés dans nos filets.

À l’heure où nous écrivons, nous sommes déjà bien loin de la chaleur étouffante de l’Amazonie. Après un mois magique passé à Inkaterra, nous quittons l’endroit avec un peu de tristesse.

Total du nombre d’espèces rencontrées à Inkaterra: 340!

Session de baguage d’oiseaux tropicaux

Notre séjour en forêt amazonienne se poursuit. Nous continuons nos prospections des trails autour de la « Guides Field Station » dans le but de recenser un maximum d’espèces d’oiseaux. C’est aussi l’occasion de rencontrer d’autres animaux étonnants (papillons colorés, insectes loufoques ou petits singes).

On nous donne également pour tâche de rentrer les données des dernières sessions de « pièges photos », piégeages effectués dans les différentes zones de la réserve dans le but de recenser les mammifères. Bien qu’un peu répétitif, nous prenons plaisir à ce travail qui nous permet de découvrir la faune très difficilement observable autrement. Parmi les nombreux (très nombreux…) Agoutis (Dasyprocta variegata), nous trouvons régulièrement des Tatous (Dasypus novemcinctus & Priondotes maximus), des Pacas (Cuniculus paca) et des Pécaris (Pecari tajacu & Tayassu pecari). Plus rares, et d’autant plus intéressantes, différentes espèces de félins se sont également fait « piéger » : l’Ocelot (Leopardus pardalis), le Margay (Leopardus wiedii) ou le célèbre Puma (Puma concolor). Le mystérieux Short-eared dog (Atelocynus microtis), un canidé endémique du bassin Amazonien dont on ne connait presque rien, nous a également offert une jolie surprise.

Ce weekend, nous commençons enfin une des activités dont nous nous réjouissions le plus : baguer les oiseaux. Nous installons la première station de bagage dans la forêt autour de l’hôtel. Pendant ces trois jours de bagages, nos attentes sont plus que comblées, avec un total de 34 espèces pour une cinquantaine d’oiseaux capturés. Avoir la possibilité de voir de si près ces oiseaux magnifiques et étonnants, apprendre à déterminer leur sexe et leur âge (pas toujours facile sous ces latitudes…), et comparer les méthodes péruviennes avec les nôtres, nous offre une expérience extrêmement enrichissante.

Une des grandes surprises fût la capture d’une Rufous-fronted Antthrush, une espèce que peu de personnes ont eu la chance d’avoir en main à cause de sa répartition restreinte et de ses mœurs terrestres. D’autres espèces capturées durant cette session ne l’avaient jamais été sur le site, ou très rarement, comme les Black Bushbirds, Fasciated Antshrike, Gould’s Jewelfront ou Chestnut-bellied Seed-Finch.

Ces prochains jours, il est prévu que nous allions à nouveau baguer les oiseaux, mais dans d’autres zones de la réserve (plus reculées). La suite dans le prochain article ! 😊

Premières expériences à Inkaterra

Quand nous arrivons à Puerto Maldonaldo, le premier constat est clair : il fait chaud. Vraiment chaud et humide. Heureusement, nous sommes pris en charge rapidement à l’aéroport par les gens d’Inkaterra – réserve, structure hôtelière et station de recherche dans laquelle nous allons faire notre premier volontariat (via Workaway). Nous sommes amenés avec les autres touristes jusqu’à la rivière Madre de Dios, où nous embarquons sur un petit bateau.

Ce premier trajet nous fait rapidement plonger dans l’ambiance de la forêt tropicale, entourés par les arbres monumentaux et survolés par les Aras. Ici, le ciel est partiellement voilé par les différents feux qui touchent l’Amazonie.

Nous arrivons ensuite à la station, où nous réalisons vite – un peu mal à l’aise – que nous serons traités durant ce séjour comme des touristes plus que comme des travailleurs. On nous sert des plats raffinés, les dortoirs sont confortables, et on a même l’eau chaude (ce qui ne semble peut-être pas incroyable, mais qui est relativement rare en Amérique du sud). Bien qu’un peu déstabilisés par tout ce luxe, sachant que nous ne dépensons pas un centime, nous sommes ravis de profiter d’un tel confort.

Les premiers jours, nous accompagnons les touristes dans différentes excursions, dont la mémorable visite du lac Sandoval, où nous avons la chance d’observer de tout prêt les Loutres géantes, les Hoatzins et différents Hérons.

 Nous découvrons également la Canopy tower (une tour en bois s’élevant à 40 mètres au-dessus du sol), d’où il est possible de voir, en plus de la vue grandiose sur la forêt, de nombreux oiseaux dont le Black-faced Cotinga (une espèce à l’aire de répartition très limitée: essentiellement le Sud-est du Pérou).

Nous rencontrons ensuite la personne avec qui nous allons travailler, Noé, ornithologue. Nous apprenons ainsi que notre travail va consister dans un premier temps à faire des recensements des oiseaux de la réserve, puis dans un deuxième temps à baguer les oiseaux dans quatre endroits différents. Ce programme nous ravis évidemment, d’autant plus que nous avons suffisamment de temps libre pour profiter de tout ce que a à offrir ce milieu, notamment les nombreux arthropodes (insectes et Cie) aux formes et aux couleurs extravagantes !

Pour l’instant, nous avons enregistré 276 espèces d’oiseaux depuis notre arrivée au Pérou, dont 216 seulement dans les réserves d’Inkaterra. Dans les espèces intéressantes notons Rufous-fronted Antthrush (aire de répartition restreinte et quelques superbes observations), Tiny Hawk, Dark-billed Cuckoo ou encore Collared Puffbird (les trois derniers étant rares sur le site).

Le début de l’aventure

Durant notre court séjour à Lima, nous profitons tout d’abord d’aller voir les Otaries, Manchots et autres oiseaux marins lors d’un tour en bateau autour des îles Cavinzas et Palomino.

Malgré la brume typique de Lima (sauf durant une heure en fin de journée), nous passons une magnifique première journée qui se termine par une petite visite du centre de la capitale.

Le lendemain, toujours dans le brouillard, nous visitons la réserve Los Pantanos de Villa, une jolie zone humide où nous aurons le plaisir de voir pleins d’oiseaux, dont les jolis Many-colored Rush-Tyrant. Nous marchons ensuite jusqu’à la plage, où nous profitons du spectacle qu’offrent les Peruvian boobies et les Pélicans volant entre les gigantesques vagues. Dans la lagune, nous observons les nombreux oiseaux d’eau présents.

Après cette page « nature », nous retournons en ville, dans le joli district de Miraflores, où nous nous baladons dans les parcs surplombant l’océan. Le soir, pour fêter l’obtention du master de Nina, nous nous offrons un excellent restaurant, revisitant la cuisine traditionnelle péruvienne avec une touche de modernité. Le ventre plein et les papilles ravies, nous rentrons à l’hôtel où nous passons notre dernière nuit à Lima, avant de voler vers la prochaine aventure, direction Puerto Maldonaldo!

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